Les femmes veulent aussi des guerriers !

« Mais où sont les hommes, les vrais ? » scandait une de mes amies l’autre soir. Evidemment je me suis empressé d’en parler avec elle et de tenter de saisir sa demande. Un groupe de femmes se fit immédiatement autour de nous et nous discutâmes plusieurs heures sur le concept du « vrai homme ». Ce que je retiens de cette discussion fort intéressante et profonde c’est que beaucoup de femmes se plaignent d’avoir à leurs côtés des hommes trop féminins. Elles veulent du viril, du solide, du masculin brut de décoffrage…mais aussi de la tendresse, du respect et de l’attention ! En fait l’erreur des hommes est de croire que c’est l’un ou l’autre. Soit on est virils et trop machos ; soit on est tendres et trop féminisés ! En fait la demande féminine est un mixte des deux. Un homme incarnant la puissance et la douceur. Certains diront qu’elles en demandent trop ! Mais je pense que nous avons, nous les hommes à y gagner, car être à la fois sur le versant de la puissance et sur celui de la délicatesse est quelque chose que nous n’avons véritablement exploré. C’est comme un territoire nouveau qui peut nous permettre, si on accepte d’y poser le pied, d’accéder à une saine agressivité à l’intérieur de laquelle la femme pourrait se rencontrer dans une véritable complémentarité. Activement et subtilement !
Les douleurs féminines
De nombreuses femmes souffrent de douleurs vaginales au moment de la pénétration, voire même après avoir fait l’amour. Ces douleurs ne sont pas seulement dues à un manque de lubrification ou à un problème organique, elles sont souvent l’expression d’un désir qui n’est pas vraiment au rendez-vous. Ces femmes se forcent soit pour faire plaisir à leur partenaire, soit pour s’auto-convaincre que le désir viendra à force de le forcer. Mais, hélas le désir ne se commande pas ! Il s’installe en chacune et chacun selon des règles que l’on n’a pas encore réussi à comprendre complètement. C’est une alchimie mystérieuse qui a beaucoup à voir avec l’intensité et la qualité de la relation elle-même. Alors que faire lorsqu’il y a ces petites gênes, ces picotements, ces légères brulures, ces douleurs diffuses à l’intérieur du vagin ? Écouter son désir, le laisser s’installer, ne pas précipiter les choses et comprendre que la sexualité n’est pas une statistique mais une pulsion de vie fluctuante, fragile, humaine… Et qu’au bout du désir il y a le plaisir et que celui-ci est le meilleur antidote contre la douleur !
Histoire d’amour ou plan cul ?
Question d’une ado à sa mère : « Maman, comment puis-je savoir si c’est sérieux avec mon petit copain ou si c’est juste un plan « cul » pour lui ? » (il y a-t-il des signes qui ne trompent pas ?)
Ma fille ne poserait sûrement pas la question en ces termes-là, je pense qu’elle n’oserait pas dire les mots plan cul devant moi. Mais il n’empêche que cette question est dans l’esprit de toutes les filles (et même après l’adolescence, j’en suis certaine). La réponse à cette question est assez simple finalement…
Ok, lorsqu’on est plus jeune, lorsqu’on est ado, le besoin de sexe chez le garçon (et même chez les filles) peut sembler insatiable. Donc, forcément la part que prend la relation sexuelle dans la relation amoureuse aura une importance très significative. Cela ne veut pas dire qu’il n’y a que ça qui compte pour le copain. Alors comment le voir ? Comment voir que il n’y a pas que notre cul qui les intéresse ? Si ma fille me pose cette question, je lui poserais à mon tour plusieurs question : Est-ce qu’il te respecte ? Est-ce que tu te sens valorisée lorsque tu es avec lui ? Est-ce que dans ses yeux, tu vois aussi de l’affection, de la tendresse en plus du désir ? Je lui conseillerais d’être attentive aux gestes tendres (en dehors du lit), à son comportement lorsqu’il y a du monde, est-il attentionné, est-il prévenant, est-il gentil ? Les réactions du petit copain en dehors de la chambre sont des signes – pour moi – significatifs. Et je lui dirais surtout que ce qu’elle doit y voir par dessus-tout, c’est le respect. Et que si tous ces signes sont visibles, il est fort probable que son chéri tienne à elle et qu’elle soit un peu plus pour lui qu’un simple PC.
Tu es mon choix érotique !
Soyons clairs : le choix du partenaire amoureux doit être un choix érotique ! Bien sûr l’amour joue un rôle dans le démarrage d’une relation mais celle ou celui que l’on aime, on le désire, on le veut, on l’espère ! Et cela dans l’appétit et la motivation libidinale ! « Je te veux donc je t’aime » !
Le désir a tendance à s’effriter, on le sait. Il est fluctuant et passées quelques années d’embellie on lui court après désespérément. C’est pour cela que les couples viennent principalement me consulter. Évidemment, on peut retrouver cette aspiration sensuelle, la réalimenter comme on réveille un feu en soufflant sur les braises enfouies mais encore chaudes !
Mais à partir de quoi le réveille-t-on, ce désir ? A partir du choix érotique initial ! On ne peut retrouver qu’un désir qui a d’abord été présent. On ne peut pas l’inventer d’un coup après 3 ou 4 ans de vie commune. Construire son couple sur l’érotisme, l’envie, le sexe est donc la meilleure chose à faire pour être dans la certitude, lorsque la libido flanche, de repartir avec fougue dans les bras l’un de l’autre !
Le mâle dé-chiffré
Tout le monde en parle depuis quelques semaines. Articles, études, chroniques et livres décortiquent les hommes et leurs conduites. On pense les connaitre, les avoir expérimenté mais ils nous échappent toujours autant, au sens propre comme figuré.
Récemment, un livre sur la sexualité des hommes et leur comportement amoureux nous révèle, sur la base de statistiques, (nouvelles ?) vérités. Il semblerait que l’Homme change, mais ceci est valable pour la jeune génération (en moy. 25 ans). A moins d’être cougard on aura du mal à profiter de la rêve-évolution masculine en marche.
Les meilleurs ont l’âge de nos papa et grand-papa, parce qu’ils n’avaient pas encore subi les effets collatéraux de la révolution sexuelle, ou alors ceux qui ont 15 à 20 ans de moins que nous (presque l’âge de nos enfants pour certaines).
Plutôt que de vous proposer une analyse comportementale, ce que j’ai essayé de faire moult fois dans différentes chroniques, je vous propose de tirer vos conclusions vous-même ; quitte à mettre le mâle en boite, autant qu’elle soit chiffrée :
Drague et séduction
55% draguent en boite de nuit, contre 43% sur internet, l’autre boite la nuit
La moitié d’entre eux sont d’abord attirés par une silhouette ou une allure (vêtement, habillement,…)
Les fesses et les seins sont largement préférés par les hommes au plus de 30 ans
Sexualité et fantasmes:
87 % des hommes en couple se masturbent
80 % des hommes aiment le Porno, une préférence pour les scènes multipartenaires
1 homme sur deux rêve de faire l’amour avec deux femmes.
Le top 10 des métiers qui les font fantasmer :
- Sans aucune originalité, en première place l’hôtesse de l’air, quoi de mieux pour s’envoyer … en l’air
- Puis les infirmières, vieux fantasmes de la blouse et rien d’autre
- Secrétaires, sous leurs ordres et sur des hauts talons
- Médecin, bien vu pour le cours d’anatomie
- Coach sportif, certainement pour l’endurance ou l’entrainement
- L’enseignante, la nostalgie de la maitresse
- Les étudiantes, à qui on a plein de choses à apprendre
- Et enfin les masseuses, on se demande bien pourquoi ?!
Sexualité, amour et couple
Pour 52% des hommes, sexe et sentiments sont liés
La fréquence sexuelle dans un couple (estimée à 8,4 rapports par mois en moyenne) est insuffisante pour 63% des hommes
84% se disent parfois en manque
Si 50% des hommes acceptent et comprennent le refus de leur partenaire, 57% craignent de la décevoir
60% des hommes affirment que le vieillissement de leur compagne n’aurait aucune incidence sur leur désir.
Mais 48% d’entre eux estiment que la prise de poids aurait « un peu » d’impact
15% des hommes ont inventé une excuse pour ne pas aller au lit.
- Pour 42% une soudaine fatigue
- 38% divers soucis
- 17% la fameuse migraine
- Pour 14% la proximité d’un enfant, parent, voisin … et 12% parce que le lieu ne convient pas
Infidélité
- 52% des hommes avouent avoir été infidèles et 78% d’entre eux ont eu la bienséance de le faire en dehors du lit conjugal… les autres ont une chance d’être élu Mister Goujat 2011
- 66% des hommes estiment que penser à quelqu’un d’autre que sa partenaire pendant l’acte sexuel n’est pas tromper … à côté de ceux qui affirment qu’une fellation n’est que du pipeau, on s’estime heureuse
Qu’en pensez-vous ? A vos commentaires mesdames et mesdemoiselles !!!





