Ensemble c’est tout !
Chériiiii(e), et si on s’installait ensemble ?
Qu’elle tombe comme un cheveu sur la soupe ou entre la poire et le fromage, cette question vous reste soit en travers de la gorge soit vous fait pousser des « zèles » aux fesses.
Une question autant désirée que redoutée, que l’on aime entendre ou au contraire que l’on élude tant que c’est possible. Celle que l’on attend mais que l’on repousse car lourde de sens et de conséquences.
Elle n’a rien d’anodine et sous entend beaucoup d’incertitudes et peut-être une seule conviction… celui qui en fait la demande met, avec courage et sans fard sur la table, son engagement quitte à se faire massacrer au couteau.
Cela fait plus de 10 ans que je n’ai pas souhaité et/ou eu l’occasion de transformer mon colocataire de couette en co-bailleur de loyer. Le temps est passé, et ma liberté d’agir comme bon me semble de mon espace et de mon temps s’est affirmée. Je me suis souvent demandée si revivre au quotidien avec un amoureux m’était encore possible, si j’allais pouvoir à nouveau partager mon espace et faire une place à l’autre.
Aimer, consacrer du temps et des loisirs au couple je l’ai fait et ai y pris du plaisir mais passer le pas … de la porte, je le sais n’est pas chose aisée.
Quand doit survenir cette question ? Y a t-il un timing idéal ?
Personnellement je ne crois pas. J’ai vu des couples de personnes mures s’installer ensemble un mois après leur rencontre et filer le parfait amour (non ce n’est pas une histoire dans cosmo, mais bien réelle d’une amie), comme de jeunes gens qui se laissent 2 ans pour être sûrs et finalement se séparer dès le début de la cohabitation. L’inverse étant vrai, j’en conclu qu’il n y pas de règle.
Certes il y a des conditions à réunir et elles sont propres à chacun. Pour ma part, je suis attentive au mode de vie et à l’environnement (au sens large) dans lequel évolue mon mec. Les garçonnières bordéliques me refroidissent et les bras cassés adulescents pareil. Il y a un âge où l’on préfèrerait jouer le rôle de sa « putain » plutôt que celui de sa maman.
Je prête encore plus attention à mon feeling. Me sentir sur la même longueur d’onde, indépendante affectivement et dans une relation d’adultes qui s’assument est primordial. C’est moins tangible, moins simple à expliquer mais si indéniable au fond de soi.
A. Maslow disait que la relation amoureuse est la définition parfaite du mot synergie. Enfermés dans un même bocal il faut une bonne dose de sérénité pour que cela ne rime pas avec hystérie.
Bien sûr l’amour ne suffit pas, et les conditions matérielles se posent à un moment ou un autre et autant les aborder en amont. Un jour une personne chère m’avait dit : « la première question à se poser c’est de quoi on a envie, ensuite comme rien ne tombe tout cuit dans le bec, il faut soulever chaque question et y trouver une réponse et une solution ». Cela parait évident dit comme ça, mais combien de personnes sabotent toute proposition avec leurs objections ?!!?
Ma vie amoureuse n’a pas été un long fleuve tranquille, l’âge et les expériences ont tendance à vous mettre du plomb dans la tête quitte à lester la spontanéité et écraser le grain de folie. Pourtant ce sont là des ingrédients magiques à l’amour et son épanouissement que je ne veux pas sacrifier.
Il n y a pas de bon moment, ni de conditions idéales pour dire oui et faire de la place au partage. Il n y a qu’une exigence à sa possibilité d’exister : Le DESIR de passer le cap. Se réveiller un matin avec cette évidence qui s’impose à soi et devant laquelle toute raison et objection s’inclinent sans efforts.
Improviser, réinterpréter sa vie de couple comme un voyage de notes. Jouer de la même partition et réorchestrer le quotidien peut parfois être dissonant mais toutefois créatif dans cette quête d’harmonie pas forcément classique. Et c’est le pari que je suis prête à risquer.
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