Relation mère fille : quelle frontière entre l’amitié et l’autorité ?

J’ai eu ma fille à 24 ans. J’étais suffisamment mûre pour ne pas en faire une poupée mais aussi pour savoir comment j’avais envie de l’élever. Avoir une culture familiale et une éducation « l’ancienne » avec ses règles et ses valeurs m’a bien aidé, j’imagine.
Le climat de violence dans le couple (qu’a connu ma fille toute petite) et la séparation avec son père lorsqu’elle avait 2 ans, sont des éléments déclencheurs dans la façon que j’ai eu de la protéger des autres « plus que de raison ».
Notre relation fut très fusionnelle. Elle était tout pour moi. J’étais tout pour elle. Mais cela ne m’a jamais empêché de toujours considérer que nous avions chacune notre place. Celle de la mère et celle de la fille. Je ne suis ni son amie, ni une copine. Je n’accepte donc pas qu’elle me parle de manière trop familière, comme je ne me permets pas de lui parler comme je le ferais à une amie.
Les limites dans mon esprit (et le sien) sont très claires : ma fille n’est pas ma confidente, elle reste une enfant (même à 15 ans) dont je respecte l’avis est la vie, mais qui n’a pas à se charger émotionnellement des difficultés ou sentiments de l’adulte que je suis. Je tiens aussi beaucoup à considérer ma fille comme un être humain à part entière, et non pas seulement « ma fille », et je lui demande de voir en moi autre chose que la « maman ».
Nous avons ainsi toujours réussi à parler, de tout, des sujets intimes liés à sa sexualité comme des sujets légers… Finalement notre relation basée sur le respect de chacune et de son individualité nous convient à toutes les deux, et c’est bien cela l’essentiel, non ?
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