Quand l’un soigne l’autre…

Je voudrais aborder un moment particulier du couple : celui ou l’un prend soin de l’autre. Trop peu souvent cette notion est développée et, pourtant, elle me semble importante.
Car lorsque l’on pense à ces instants où l’on accompagne celui ou celle qu’on aime aux urgences, qu’on lui amène une infusion ou un grog au lit car il est en proie à une forte fièvre, qu’on lui fait couler un bon bain ou lui prépare un succulent dîner… tous ces : « comment te sens-tu ? », ces : « veux-tu que j’appelle un médecin ? » ou encore : « je me fais du souci pour toi, surtout n’attrape pas froid »…
Ces attentions (certes maternantes) font de la relation à deux un lieu où l’on se soucie, où l’on porte le regard sur la santé et le bien-être de l’autre. Un lieu où l’on peut être assuré d’avoir une écoute et un amour qui peut nous rasséréner au-delà de nos tracas.
Bien sûr le couple n’est pas que cela mais pouvoir être sûr(e) de s’appuyer sur sa compagne ou son compagnon de vie, savoir que quelqu’un prend soin de nous est l’assurance d’une possible sérénité à long terme.
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Mon adage : La douceur est à la virilité, ce qu’est l’exhausteur de goût à un plat épicé …
Messieurs prenez en de la tendre graine vous gagnerez en saveur
Alexandra,
Ce que je peux rajouter c’est que j’ai la conviction que la douceur et l’attention à l’autre font partie de la masculinité. On ne nous l’apprend pas et il est urgent de le découvrir…et de le mettre en actes!
Docteur,
Merci de votre franchise et de votre lucidité quand à la nature de vos congénères…. et vous avez bien raison, les temps changent comme les hommes…
Alexandra,
C’est vrai qu’il y a pas mam d’égoisme dans le comportement masculin! Je ne peux pas dire le contraire et ils ont souvent du mal à activer leur dimension maternante et soignante. Néanmoins les choses bougent et les hommes commencent à admettre que l’on peut être attentifs, gentils, prévenants…sans perdre sa masculinité!
Suite à mon message du 31 Août, je réponds à Alexandra. J’avais un mari très attentionné à mon égard. il s’inquiétait beaucoup de ma santé lui aussi. Dès que j’étais malade ou opéré (à plusieurs reprises, il s’occupait de tout dans la maison, il fallait que je me repose.Je vous assure, nous étions très proches, et toujours aux petits soins l’un pour l’autre. Vous voyez, les personnes ne se ressemblent pas, et des couples sont vraiment unis pour le meilleur et pour le pire;
Le problème c’est que souvent on joue les infirmières pour notre Doudou, et avec plaisir même… Mais quand c’est nous qui tombons malade, Doudou il est pas souvent la bizarrement… Hasard, coïncidence, egoisme masculin ?
Prézelin,
Je comprends votre désarroi. L’épreuve que vous avez vécue est profondément forte et, peut-être la ressentez vous comme injuste. Puissez-vous trouver les ressources pour continuer à croire en la force de la Vie et vous reconstruire. Merci de votre témoignage émouvant. Ce que vous avez vécu est à la fois une preuve d’amour et une grande souffrance.
J’ai accompagné mon mari à la maison, pendant 7 mois et demi. Une épreuve dans laquelle j’ai cru jusqu’au bout à sa guérison. Le médecin nous avait rassuré à sa manière, tout en sachant que pour mon mari c’était une affaire de quelques mois. Nous n’avons pas chercher à en savoir plus. Moi, j’avais confiance dans la médecine. Le décès de mon mari a été très brutal pour moi, je n’ai su qu’après les conséquences de sa maladie. Il y a 5 mois qu’il m’a quitté et je ne l’accepte toujours pas. Pour moi, il est encore présent, malgré l’absence de soins que je ne peux plus lui faire. Je continue de lui parler, ça m’aide énormément, mais je dois admettre que cela est très très difficile. Il y a un grand vide autour de moi, et chaque j’attends qu’il revienne.